Tricycle ou draisienne ?

Tricyle-ou-Draisienne

Bilan des recherches sur le plan international

Nous avons rencontré de nombreux experts et confronté leurs points de vue. Les recherches du Docteur Tricycle sont passionnantes. L’approche du Docteur Draisienne ne l’est pas moins. Mais, après un examen attentif et de mûres réflexions, nous avons finalement retenu les travaux du Professeur Harmonie dont les conclusions sont sans appel :

« L’essentiel c’est que votre fiston / fille se lance à la conquête du monde. S’il le fait sur un tricycle, c’est nickel. S’il le fait sur une draisienne, c’est chrome. »

Tricycle ou draisienne, l’essentiel c’est qu’il / elle s’amuse. Et que les parents se rassurent : tricycle et draisienne ne doivent pas être considérés comme objets d’un choix cornélien ou d’un conflit à l’issue dramatique. En réalité les deux sont source de plaisir pour l’enfant, et développent de précieuses compétences communes aux deux jouets et essentielles pour la maîtrise du futur « vrai vélo ». Votre choix sera donc : soit « excellent », soit… « encore mieux » ! En somme vous ne pouvez pas vraiment vous tromper. Restent certes des différences à évaluer : tant qu’à faire, autant adapter au mieux le choix à la personnalité de l’enfant. Mais pour vous permettre d’apprécier à quel point tout va bien, voyons déjà les points communs.

Draisienne et tricycle : même combat

Coco a deux ans, trois ans, le « porteur bébé » (position assise stable + poussée avec les pieds) ne lui apporte plus rien, ni en plaisir ni en apprentissage. Difficile de faire la course avec un porteur bébé : c’est limité, très bien pour les tout petits, mais Coco commence à avoir des fourmis dans les jambes, il aimerait se placer sur la ligne de départ. Il est temps de passer à une autre étape de son évolution, d’aborder un nouveau monde de sensations et de compétences. Tricycle ou draisienne, il prendra plaisir à découvrir la vitesse, les différences d’allure, l’accélération, le freinage. Il apprendra à identifier les obstacles et à se diriger entre eux. Il pourra faire la course, choisir un itinéraire… Ces capacités ne sont pas seulement essentielles pour la future étape « vélo », elles donnent également accès à une perception entièrement nouvelle de l’espace et du corps qui rejaillit sur la perception de celui-ci aussi bien au repos que pendant la marche. Utiliser son corps dans un nouvel univers, c’est mieux se connaître et donc mieux se maîtriser en toute circonstance.

Et s’il faut vraiment choisir

En résumé, la draisienne est plus proche du « vrai » vélo ; le tricycle permet un apprentissage plus progressif et l’enfant passera par l’étape vélo avec petites roues latérales stabilisatrices.

Draisienne : l’important est de garder l’équilibre

Moto-draisienne-VilacMoto draisienne de Vilac

La draisienne ne lui apprendra pas à pédaler. Et pour cause : la draisienne n’a pas de pédales, tout est dans les jambes de Coco qui servent à la fois de propulsion, de stabilisation, et de frein. Mais enfin, s’il a appris l’équilibre il voudra le conserver tout en roulant plus vite. Donc, lors du passage au vélo à deux roues, il va forcément pédaler. La seule difficulté sera de combiner, au démarrage « immobile », l’équilibre et le pédalage.

La draisienne convient tout particulièrement à l’enfant autonome et fonceur. C’est aussi le choix naturel pour l’enfant « juste avant le vélo ». Elle permettra en général de faire l’économie de la phase « petites roues latérales stabilisatrices » : il suffira aux parents de tenir l’enfant et le pousser légèrement pour que l’acquisition se fasse en douceur.

Draisienne-en-metal-Berg

Draisienne en métal Biky White de Berg

Tricycle : l’enfant se sent en sécurité

Tricycle-en-bois-pour-bebe-Italtike

Tricycle en bois de Italtike

Si Coco est plus prudent ou plus jeune, s’il est un peu maladroit ou met du temps à apprendre, inutile de le forcer : Einstein n’apprenait pas vite ! Respecter son rythme paraît plus indiqué. Le tricycle est stable, l’enfant y est « en sécurité » pour acquérir les sensations de vitesse, d’accélération… Certes, un tricycle ne lui apprendra pas le sens de l’équilibre. Mais s’il se sent bien quand il passera au vélo, si on lui a donné confiance, il va tout naturellement foncer.

Coco avance sur son tricycle, il sent le mouvement dans ses cellules, il fait confiance au monde, aux cycles, à ses parents… Pour l’étape suivante il ne lui manque plus qu’un équilibre latéral. Le passage au vélo peut se faire via l’adjonction des petites roues latérales. Ensuite, pour peu que vous le teniez brièvement, pour peu que vous lui ayez appris deux trucs élémentaires : si le vélo penche trop d’un côté je mets le pied par terre… et si ça va trop vite je freine AVANT de mettre le pied !… Le monde est sur le point de lui appartenir. Grâce à vous. Vous qui avez su lui apporter la seule chose dont il a vraiment besoin : votre soutien inconditionnel. Si on est soutenu on ne tombe pas…

Tricycle-metal-rouge-avec-benneTricycle en métal avec benne de Italtike

Harmonie, quand tu nous tiens…

Le Docteur Tricycle soutient que sa méthode développe la constance, la persévérance, le sens de l’organisation et de la méthode, une démarche pondérée et progressive. Pour un peu il évoquerait la logique et la rigueur.

Le Docteur Draisienne parle flexibilité, adaptabilité, sens de l’improvisation, créativité, autonomie.

En somme l’harmonie requiert les deux, le plus important étant de tenir compte de la logique de croissance de l’enfant.

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